Suzuki et son histoire

Les origines se situent en 1909, lorsque Suzuki Michio fonde la « Suzuki Looms Works » près de Hamamatsu (préfecture de Shizuoka / Japon). A cette époque, elle se concentrait uniquement sur des machines à coudre et à tisser destinées à l’industrie textile.

En 1952, Suzuki produit sa première motocyclette animée d’un petit moteur à deux temps de 36 cm3 dénommée « Power Free ». La transmission était réalisée par une courroie. Grâce à cette motocyclette et à la gamme qui va en découler, Suzuki peut se faire une place sur la scène commerciale et sportive.

En 1954, la firme prend le nom de « Suzuki Motors » et présente son premier modèle de voiture, la « Suzulight » qui ne sortit qu’à 43 exemplaires.

En 1962, la firme atteint enfin une production décente en sortant des usines 2565 Suzulight 30 TL. Grâce à ce succès, la firme va ouvrir des usines dans les villes japonaises suivantes :

La production, va également se diversifier et Suzuki va pouvoir proposer à ses clients, non seulement des motocyclettes et des automobiles, mais également des véhicules utilitaires, des moteurs de bateau ou encore des maisons préfabriquées.

Durant les années 70, les modèles « Fronte » (dans des déclinaisons différentes telles que la 360 ou l’Alto) ou « Jimmy » (le petit tout-terrain) permettent d’élargir les exportations et ainsi faire connaître la marque, entre autres sur le continent américain. En 1981, Suzuki passe un accord avec General Motors pour répondre à la demande croissante de « petites voitures » aux états-Unis.

De fil en aiguille, la collaboration se fait de plus en plus forte, et, avec l’aide d’Isuzu (filiale japonaise de General Motors), on voit la naissance d’une voiture de 993 cm³ qui sera vendue au Japon sous le nom de « Suzuki Cultus », aux états-Unis, sous le nom de « Chevrolet Sprint ».

En 1983, Suzuki exporte ses modèles aux états-Unis sous la marque Geo, avec la bienveillance de General Motors. Suzuki prend aussi une part importante dans le capital de la société indienne Maruti.

C’est également à la même époque que Suzuki prend contact avec Land Rover pour que cette dernière fabrique sous licence, la « Jimny », puis sa descendante, la « Vitara ».

En 1995, la production totale de Suzuki atteignait plus de 975 000 voitures.

En septembre 1998, Suzuki et GM nouent des liens stratégiques qui se concrétiseront avec une prise de participation de GM.

Au début du XXIe siècle, la part de GM devient majoritaire.

En avril 2003, Suzuki et le constructeur italien Fiat Auto signent un double accord de coopération :

En mars 2006, GM, en graves difficultés financières, revend ses parts pour ne garder que 3% symboliques du capital de Suzuki. Le constructeur japonais est redevenu indépendant.